RDC: la CONEPT exige la restitution de 20 000 FC prélevés sur la prime des enseignants

Par Marcel Tshishiku
La Coalition Nationale de l’Éducation Pour Tous en RDC (CONEPT)/ RDC appelle les autorités compétentes du secteur de l’Education à restituer la somme de 20 000 FC prélevée sur la prime de gratuité des enseignants du mois de janvier 2026 et à corriger les irrégularités qui affectent la paie de nombreux enseignants.
La Coalition a formulé cette recommandation dans un communiqué daté du vendredi 7 mars et signé par son coordonnateur national, Jacques Tshimbalanga Kasanji.
Rappelant que la prime de gratuité accordée aux enseignants était déjà fixée à 80 000 FC, la CONEPTE/RDC précise que, « depuis plusieurs mois, de nombreux enseignants ont été victimes d’une ponction illégale et illégitime de 20 000 FC opérée sur leur prime de gratuité par les services de la Direction nationale de contrôle, de la préparation de la paie et de la maîtrise des effectifs des enseignants (DINACOPE) ».
Vive indignation dans la communauté éducative
Selon elle, « cette pratique a suscité une vive indignation dans la communauté éducative, car elle constitue une atteinte grave aux droits des enseignants et un manquement manifeste aux principes de transparence et de justice administrative »…
« Dans plusieurs cas signalés à travers le pays, des enseignants voient leurs noms disparaître mystérieusement des listings de paie, sans explication valable. Lorsque ces anomalies sont finalement corrigées les mois suivants, les enseignants concernés ne rentrent pas toujours dans l’intégralité de leurs droits, notamment en ce qui concerne les montants indûment prélevés ou les arriérés qui leur sont dus. Ces pratiques, qui fragilisent davantage une profession déjà éprouvée, sont inacceptables et doivent cesser immédiatement… ».
Une obligation morale
« La seule réponse responsable consiste en la restitution pure et simple, sans condition et sans délai, des 20 000 FC indûment prélevés sur la prime de gratuité des enseignants », insiste la CONEPT », insiste la CONEPT, ajoutant « qu’il ne s’agit pas d’un acte de générosité de l’administration, mais bien d’une obligation morale, administrative et légale ».
Et de conclure : « Les enseignants de la République méritent le respect de leurs droits et la reconnaissance de leur contribution essentielle à la mise en œuvre de la gratuité de l’enseignement ».



