POLITIQUE

États-Unis: l’incident entre la sécurité de la Première dame congolaise et une délégation rwandaise suscite des remous

Une altercation entre délégations rwandaise et congolaise s’est déroulée mardi 24 mars dans un hôtel de la capitale américaine, Washington, où séjourne la Première dame congolaise, Denise Nyakeru Tshisekedi. Les rumeurs évoquant une « tentative d’assassinat » n’ont pas tardé à inonder l’internet congolais. Ce que l’ambassade rwandaise aux États-Unis dément fermement.

Dans une vidéo diffusée en ligne, on voit des hommes portant des lunettes teintées charger des valises à bord d’une voiture diplomatique avant de quitter un hôtel de la capitale américaine, Washington, où séjourne Denise Nyakeru Tshisekedi. À l’invitation de l’épouse du président Donald Trump, la femme de Félix Tshisekedi doit assister à un sommet réunissant d’autres premières dames.

Les autorités des deux pays n’ont pas tardé à réagir. Le porte-parole du gouvernement congolais, Patrick Muyaya, a confirmé « une tentative d’intrusion » de la part de citoyens rwandais avant d’ajouter que la Première dame « se porte bien ». Le gouvernement congolais dit être en « contact avec les autorités américaines » pour éclaircir les circonstances de cet incident.

L’ambassade rwandaise joue au sapeur pompier

Dans un communiqué publié dans la nuit de mardi à mercredi et relayé par Rfi.fr, l’ambassade du Rwanda aux États-Unis a dénoncé « des événements grossièrement déformés » et donne une autre version de l’histoire. Selon la représentation diplomatique, « un membre non armé du service de sécurité d’une personnalité rwandaise » aurait « croisé par hasard des agents de sécurité » de la délégation congolaise dans l’hôtel où les deux groupes résidaient.

Les agents congolais auraient alors « brièvement empêché l’accès à l’ascenseur ». Un comportement qualifié d’« inapproprié et inadmissible » par l’ambassade rwandaise, même si « l’incident a finalement été résolu sans autre escalade », continue le communiqué.

Le Rwanda, qui affirme que sa délégation « a été harcelée et filmée par des inconnus au moment de son départ », dénonce par ailleurs les « mensonges méprisables » des autorités congolaises « qui doivent être ignorés et condamnés ».

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