Mise en œuvre du Pacte de Partenariat dans le système éducatif : la CONEPT RDC plaide pour un cadre de suivi opérationnel

Par Marcel Tshishiku
Dans le Rapport de suivi citoyen de la mise en œuvre du Pacte de Partenariat visant à renforcer la redevabilité et à soutenir une amélioration concrète des politiques éducatives en RDC, la Coalition Nationale de l’Éducation Pour Tous (CONEPT RDC) appelle les autorités congolaises, les partenaires, la société civile, les communautés éducatives et les médias à œuvrer pour la mise en place d’un cadre de suivi opérationnel.
Cette structure insiste sur la nécessité de corriger les dysfonctionnements observés dans e processus et de garantir une gestion efficace et équitable. Dans cette optique, elle propose de veiller à assurer l’exécution effective des crédits votés, en instituant un mécanisme conjoint de suivi budgétaire associant institutions publiques et société civile, garantissant que les allocations prévues pour l’éducation soient effectivement débloquées et utilisées ; renforcer le portage politique en plaçant la réforme des enseignants au rang de priorité présidentielle et ministérielle, avec des engagements fermes du ministère des Finances pour lever les blocages administratifs ; opérationnaliser les réformes clés, notamment le déploiement de l’identifiant unique des enseignants, la régularisation des mises à la retraite avec paiement effectif des indemnités, et la diffusion des politiques enseignantes (formation continue, intégration du genre).
Amélioration de la redevabilité
Dans le même ordre d’idées, la CONEPTE RDC propose d’améliorer la redevabilité en institutionnalisant un mécanisme indépendant de suivi post-revue sectorielle, incluant la société civile, les provinces et les partenaires, afin d’assurer un contrôle régulier et transparent des engagements ; décentraliser la réforme en rendant obligatoire l’élaboration et la budgétisation de plans d’action triennaux dans chaque province, avec un financement d’au moins 10 % sur ressources propres, conditionnant l’accès aux financements incitatifs ; mobiliser davantage de financements extérieurs et domestiques, en conditionnant l’accès aux financements incitatifs à une exécution préalable des crédits domestiques, afin d’éviter la perte de ressources disponibles et de restaurer la crédibilité du pays vis-à-vis des bailleurs. En définitive, la revitalisation du corps enseignant, appuyée par un portage politique assumé, une gestion budgétaire transparente et une gouvernance éducative responsable, constitue une condition incontournable pour que la RDC honore ses engagements nationaux et internationaux. C’est à ce prix que chaque enfant pourra bénéficier d’une éducation de qualité, inclusive et équitable, et que le Pacte de Partenariat retrouvera son rôle de moteur de transformation durable du système éducatif congolais.



