
Suite au tragique naufrage du dimanche 28 juillet sur le fleuve Congo, qui a coûté la vie à de nombreux passagers, au moins 25 personnes, le gouverneur de la province du Maniema, Mussa Kabwankubi, a décrété trois jours de deuil provincial.
Cette annonce a été faite ce mardi 30 juillet lors des funérailles publiques organisées à Kindu, où 25 corps repêchés des eaux le lundi soir ont été inhumés. 15 autres corps repêchés lundi matin ont été pris en charge par des familles des victimes, selon plusieurs sources indépendantes.
Le gouverneur a exprimé sa profonde compassion envers les familles des victimes et a réaffirmé sa détermination à faire toute la lumière sur les circonstances de ce drame. Les enquêtes en cours devraient permettre d’établir les responsabilités et de prendre les mesures nécessaires pour éviter de tels drames à l’avenir, a-t-on appris des sources proches de exécutif provincial.
Pendant ces trois jours de deuil, la province du Maniema rendra hommage aux victimes de cette tragédie et se recueillera en leur mémoire.
Un terrible drame s’est produit dimanche 28 juillet 2024 tard dans la soirée sur le fleuve Congo, près de Kindu. La baleinière “ABC-BONOBO”, transportant une cinquantaine de passagers de Kindu à Lokando, a chaviré dans des circonstances non encore élucidées. Seules 15 personnes ont survécu.
Selon les témoignages recueillis sur le lieu de drame, la surcharge serait à la base de cette noyade.
Aucun bilan officiel n’est à ce jour communiqué en dépit de la réunion du conseil de sécurité au cours de laquelle la question a été débattue et la descente sur un lieu de deuil par le gouverneur Moussa Kabwankubi Moïse.
Toutefois, le gouverneur de province a promis une assistance aux familles éprouvées.
Par ailleurs, Moussa Kabwankubi annonce avoir saisi le ministère national des actions humanitaires pour une intervention supplémentaire.
« Le gouvernement provincial est en train de prendre des mesures nécessaires pour assister les familles éprouvées pour l’enterrement de nos frères. Nous allons également envoyer le rapport au gouvernement central, au ministère des actions humanitaires, pour voir comment on peut nous aider davantage », a dit le chef de l’exécutif provincial.
Dans un passé récent, un autre cas de naufrage a eu lieu sur le fleuve Congo et aucun bilan officiel n’avait été communiqué jusqu’à nos jours.



