POLITIQUE

Ministère de la Justice : des enquêtes ouvertes sur le cambriolage perpétré au cabinet de Constant Mutamba

Selon un communiqué de presse, des enquêtes sont ouvertes pour éclairer la lanterne de l’opinion sur les actes de sabotage et cambriolage enregistrés la nuit du dimanche 1er au lundi 2 septembre au bureau du cabinet de Constant Mutamba, ministre d’Etat, ministre de la Justice, dans la commune de la Gombe, à Kinshasa.

 « Le cabinet de son excellence, Monsieur le ministre d’État, ministre de la Justice et garde de Sceaux informe l’opinion qu’il a été constaté que dans la nuit du dimanche 1 au lundi 2 septembre 2024, une intrusion par effraction a été opérée dans le bureau de son excellence, Monsieur le ministre d’État à partir de l’antichambre. Il a été observé d’une part, que la porte de l’antichambre a été forcée, le système électronique de surveillance réinitialisé. Et d’autre part, que des poussières suspectes ont été dispersées dans le bureau. Des enquêtes sont ouvertes pour éclairer les circonstances de cette situation malheureuse, œuvre des forces négatives et mafieuses qui se sentent menacées dans la lutte engagée pour assainir la justice de notre pays », indique ce communiqué.

Ces actes d’incivisme ont eu lieu au moment où le ministre d’Etat  se trouvait en mission à l’intérieur du pays. Non seulement les cambrioleurs ont détruit la base de données des caméras de surveillance afin d’effacer les traces de leur passage, mais ils auraient également volé des documents importants. Ils soulèvent de sérieux de sécurité des institutions publiques en République Démocratique du Congo.

La même nuit, les installations de la Prison Centrale de Makala ont également été attaquées. Les bâtiments administratifs, y compris le bureau de la greffe, ont été incendiés et, à en croire le vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, le bilan provisoire de cette tragédie est évalué à 129 détenus tués.

Pas plus tard que le 19 mai 2024, une poignée d’hommes conduits par Christian Malanga a réussi à s’introduire dans les locaux du Palais de la Nation où se trouvent les bureaux de la Présidence, ainsi que dans la résidence de l’actuel président du Bureau de l’Assemblée nationale, avant que les éléments de la garde républicaine s’en prennent aux intrus dont le chef a été abattu et les autres membres capturés.

Cette situation malencontreuse amène les observateurs avertis à recommander le renforcement du dispositif de sécurité des institutions et organes de l’Etat, question de décourager les ennemis de la République qui cherchent à les destabiliser.

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