Par Marcel Tshishiku
La journée mondiale de la population célébrée, mardi 27 août, à Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo, a été l’occasion pour des analystes avertis de s’interroger sur la date précise à laquelle le Gouvernement de la République va, enfin, organiser le deuxième recensement de la population.
Lors de la célébration de l’édition 2024 de cette journée mondiale axée sur le thème « Exploiter le pouvoir des données inclusives pour un avenir résilient et équitable pour tous », le vice-Premier ministre congolais en charge du Plan, Guylain Nyembo, a affirmé que l’organisation du deuxième recensement en RD-Congo est une priorité, du fait qu’il permettra de doter les autorités publiques des données inclusives et d’une connaissance approfondie des réalités démographiques et socioéconomiques qui faciliteront l’application des politiques publiques, ajoutant que cette opération tant souhaitée par le Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi, « se veut une priorité, mieux une impérieuse nécessité ».
IT/Justification du retard
Pour sa part, le Représentant – résident du Fonds des Nations-Unies pour la population, Mady Biaye, a souligné que le retard accumulé par la RDC dans l’organisation du recensement a alourdi la mesure des progrès réalisés.
« En République Démocratique du Congo (RDC), notre retard à produire des données complètes et actualisées par le biais du recensement général de la population et de l’habitat (RGPH) et d’autres exercices de production de données et d’analyse thématique a tellement alourdi la mesure des progrès réalisés que des données obsolètes sont utilisées pour évaluer nos progrès vers l’atteinte des Objectifs de développement durable (ODD). Le dernier RGPH organisé en RDC date d’il y a 40 ans. C’est un retard considérable », a-t-il soutenu.
Pour construire un avenir résilient et équitable en RD-Congo, Mady Biaye appelle le Gouvernement à donner la priorité à l’organisation du deuxième recensement au pays.
« J’appelle donc le gouvernement de la RDC à construire un avenir résilient et équitable, en donnant la priorité à l’investissement dans l’organisation du deuxième RGPH du pays, en garantissant une collecte de données sûre et inclusive, en collaborant avec les communautés marginalisées, en exploitant la technologie de manière responsable et en soutenant le système statistique national », a exhorté le représentant – résident de l’UNFPA.
IT/Baisse de naissances
À cette occasion, le rapport sur l’état de la population congolaise a été présenté à l’assistance. Dans ce rapport, il se dégage notamment une baisse du nombre moyen d’enfants par femme de 6,3 (2007) à 5,5 (2023 et 2024) et une baisse du taux de la mortalité de 26 décès pour 1000 habitants en 1950 à 10 décès pour 1000 habitants en 2021.



