Bassin du Congo : un atelier tenu à Kinshasa pour définir une approche commune adaptée aux besoins des pays de la région

Par Marcel Tshishiku
Le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) a insisté sur la nécessité de définir une approche commune adaptée aux besoins des pays du Bassin du Congo, lors du lancement de l’atelier régional des pays du Bassin du Congo sur la facilité pour la préservation des forêts tropicales (Tropical Forest Forever Facility-TFFF), dont les travaux se tiennent du 21 au 23 mai dans la ville de Kinshasa.
« Cet atelier offre une opportunité de définir une approche commune adaptée aux besoins des pays du Bassin du Congo et de favoriser l’appropriation du mécanisme TFFF par les acteurs de la région. Nous sommes ici pour bâtir une vision partagée en tirant parti des expériences du Brésil, des pays du Bassin du Congo et des mécanismes financiers internationaux », a martelé le PNUD à travers sa représentante, Mme Rokya Ye Dieng.
Ensuite, le PNUD s’est engagé à faciliter ce processus, mobiliser son expertise et promouvoir des approches intégrées pour inscrire le TFFF dans l’écosystème global des solutions climatiques et de conservation forestière. Il se réjouit de collaborer avec les pays du bassin du Congo et l’ensemble des Etats et partenaires au développement engagés pour soutenir le développement et l’opérationnalisation effective de ce mécanisme, en vue de son lancement officiel à la COP30 en novembre prochain, au Brésil.
Financements innovants
Avant ces détails, le PNUD a remercié le Gouvernement de la RD Congo « pour son initiative et son leadership dans l’organisation de cet atelier régional dédié à une priorité cruciale : la préservation des forêts du Bassin du Congo, patrimoine écologique vital pour la planète ».
Il a adressé les mêmes hommages au Gouvernement du Brésil « pour avoir posé les fondations de cette initiative innovante et porté, avec vision et ambition, la création de TFFF », sans oublier la République Fédérale d’Allemagne et le WWF (World Wide Fund FOR Nature) pour leur soutien à l’initiative.
Le PNUD souligne que la lutte contre les défis de la déforestation, de la dégradation des écosystèmes et de l’intensification des pressions économiques et démographiques, qui menacent les ressources du Bassin du Congo, exige des financements innovants et substantiels.
Synergies stratégiques
« Seuls des investissements d’envergure soutenus par une collaboration renforcée permettront de préserver durablement ce patrimoine naturel », a-t-il ajouté, affirmant que « le , TFFF se positionne comme un catalyseur des efforts de conservation et crée des synergies stratégiques avec des initiatives comme le Fonds Vert pour le Climat, le Fonds pour l’environnement mondial (FEM) et l’Initiative pour les forêts d’Afrique Centrale (CAFI), renforçant ainsi leur impact collectif ».
Dans cette optique, le PNUD a démontré que cette synergie est essentielle pour éviter les duplications, maximiser l’impact et garantir des résultats durables pour les forêts et les populations locales et que les actions doivent se concentrer sur une coordination renforcée entre les pays pour des interventions concertées ; un alignement stratégique entre la TFFF et les autres mécanismes financiers ; une mobilisation accrue des ressources, notamment auprès du secteur privé pour des solutions intégrées et collaboratives ».
125 milliards USD pour la conservation des forêts tropicales
Pour sa part, la ministre d’Etat, ministre de l’Environnement et développement durable de la RDC, Eve Bazaiba, a rappelé le contexte dans lequel est né le TFFF.
« Le TFFF vise à mobiliser jusqu’à 125 milliards USD pour la conservation structurelle et pérenne des forêts tropicales avec un focus particulier sur le Bassin du Congo. Cette initiative complète le dispositif REDD+ et garantira des paiements annuels stables aux pays préservant leurs forêts intactes, même sans réduction active de la déforestation », a expliqué la ministre d’Etat.
Elle a présenté le TFFF comme « une chance historique pour les pays forestiers, estimant que les résolutions de l’atelier régional en cours contribueront à façonner l’avenir de la forêt congolaise, des communautés locales gardiennes des forêts et du climat mondial… ».



