ECONOMIEENVIRONNEMENT

Lutte contre le trafic d’espèces protégées : l’ICCN a saisi  141 ivoires et 15 primates

Par Marcel Tshishiku

L’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN), en qualité d’organe de gestion de la Convention sur le Commerce International des Espèces de Faune et de Flore Sauvages Menacées d’Extinction (CITES) en RDC, a saisi des ivoires et primates volés par les braconniers.

Lors de cette opération conjointe menée par l’ICCN et les services douaniers, 141 pointes d’ivoire, représentant plus d’une tonne, ont été saisies à Lubumbashi. Il s’agit de la plus importante saisie d’ivoire jamais enregistrée en RDC, marquant un coup dur pour les réseaux criminels impliqués dans le trafic illégal d’ivoire d’éléphant, une espèce protégée en vertu de la Convention CITES.

Le 21 août, une autre intervention majeure a eu lieu à l’aéroport de Goma, où quinze primates ont été interceptés. Ces animaux  étaient transportés illégalement depuis la province de Sankuru. Incluent des espèces comme les chimpanzés, ils sont protégés par la loi 014/003 du 11 février 2014 relative à la conservation de la nature. Leur capture et leur commerce sans autorisation constituent une infraction grave à la réglementation congolaise et internationale.

L’ICCN a souligné l’importance de protéger ces espèces vulnérables, qui comprennent non seulement les éléphants et les chimpanzés, mais aussi d’autres espèces en danger comme les perroquets gris et les pangolins. Les perroquets gris, par exemple, sont très recherchés pour le commerce illégal des animaux de compagnie en raison de leur capacité à imiter la parole humaine, tandis que les écailles de pangolin sont prisées dans certaines médecines traditionnelles, malgré leur statut de protection totale.

IT/Respect des lois en vigueur

L’Institut a appelé tous les acteurs, y compris les exploitants des espèces de la faune sauvage, à se conformer strictement aux lois en vigueur et à dénoncer toute activité illicite. L’ICCN a particulièrement insisté sur le rôle crucial que jouent les partenaires étatiques et internationaux, ainsi que la société civile, dans la lutte contre la criminalité liée aux espèces sauvages.

Reconnaissant l’importance d’une utilisation durable et écoresponsable des ressources naturelles, l’ICCN a réaffirmé son engagement à travailler en étroite collaboration avec les autorités congolaises et les organisations internationales pour renforcer la protection des espèces menacées. L’Institut a également exhorté à une meilleure application des lois existantes, telles que la loi 082-002 du 28 mai 1982 portant réglementation de la chasse et la Convention CITES, pour assurer la survie à long terme de la biodiversité de la RDC.

Il continue d’appeler à une mobilisation collective pour renforcer les efforts de préservation des espèces protégées, réitérant que la lutte contre le commerce illégal de la faune sauvage est essentielle, non seulement pour la conservation de la nature, mais aussi pour l’image internationale de la RDC.

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