
Convoquée comme cruciale à cause d’un débat oral entre le Sénateur Vunabandi Kanyamihigo et le Ministre des Mines sur le gel des gisements et les droits des populations riveraines de zones minières, la plénière du mercredi 07 mai dernier a connu une fin mouvementée. Car, suite à une motion incidentielle initiée par le sénateur Jean-Paul Boketsu, le débat tant attendu n’a finalement pas eu lieu !
En effet, l’élu de l’Équateur a invité la plénière à ne pas traiter ce sujet sensible alors qu’une partie du territoire concerné par ce débat, est actuellement une zone du conflit et fait partie du plan de sortie de crise proposé actuellement dans le “deal du siècle” avec Washington. Pour le sénateur Boketsu, discuter publiquement de ces questions sensibles relevant d’une stratégie de défense nationale, pourrait compromettre toutes les actions en cours !
Il s’en est suivi un débat houleux entre ceux qui ont soutenu sa motion et ceux qui voulaient que le ministre Kizito éclaire la lanterne des élus des élus sur cette matière vitale pour les populations qu’ils représentent. Finalement, après un vote de 29 pour, 27 contre et 7 abstentions, la motion a été votée obligeant ainsi le ministre Kizito, à quitter la salle alors qu’il s’apprêtait déjà à répondre !
Bamanisa recommande la transparence
Intervenant pour sa part, le sénateur Jean Bamanisa a indiqué qu’il ne faut pas que des grandes décisions soient faites et soient prises à l’extérieur comme aujourd’hui. “En tant que parlementaire, nous disons qu’il faut de la transparence dans tous les dossiers. Et nous disons qu’il faut appréhender, il faut planifier avant”, a précisé le sénateur de la Tshopo.
L’ex gouverneur a ainsi recommandé la transparence surtout dans les discussions sur les mines de l’Est afin d’éviter que nous puissions les subir. “Donc aujourd’hui, ce qui est essentiel aussi, c’est que le Congolais puisse savoir ce qu’il y a là-bas. Pourquoi est-ce qu’il y a justement toutes ces batailles autour de ces mines ? Et écarter une question comme ça, je crois que ça a été une erreur”, a renchéri Jean Bamanisa.
Pour le Sénateur Bamanisa, l’erreur que la Chambre haute mérite plutôt qu’il puisse y avoir d’autres occasions pour que la question soit débattue. Car, ce n’est pas une question, une interpellation, mais plutôt une question de connaissance sur les capacités du Congo à travers ses permis d’exploitation,à travers les zones d’exploitation artisanales, leur encadrement, etc. Avant de conclure, le sénateur a précisé que pareils échanges permet aux élus d’acquérir la maîtrise sur les dossiers des mines afin d’empêcher que le désordre continue à se faire, et mètre fin à ces désordres-là nous apportent justement la paix. “Alors ne pas les appréhender, ne pas les discuter, ne pas trouver par la Chambre, ici, haute,
des solutions à proposer au gouvernement, je pense que ce n’est pas la solution”, conclut-il.
AM



