SOCIETE

Insistant sur l’application de la circulaire interdisant l’exclusion des filles enceintes des écoles : la CONEPT réclame plus de 25% du budget national pour l’Education

Marcel Tshishiku

La Coalition Nationale de l’Eduction pour Tous (CONEPT)/RDC demande aux autorités compétentes de la République Démocratique du Congo de « restaurer le budget du secteur de l’Eduction à un minimum de 25% du budget national conformément aux engagements nationaux et internationaux ». La CONEPT a formulé cette recommandation mercredi 16 juillet, lors d’une conférence de presse animée par son coordonnateur national, Jacques Tshimbalanga, complété par sa collaboratrice, Chantal Mujinga.

Cette structure de la société civile congolaise a également demandé de « rééquilibrer les allocations entre sous-secteurs éducatifs, notamment en renforçant les budgets de la Formation professionnelle, de la Recherche scientifique et des Affaires sociales » ; « d’accélérer la mise à la retraite effective des enseignants éligibles, condition nécessaire pour débloquer des appuis budgétaires extérieurs et rajeunir les effectifs » ; de « prendre en charge financièrement l’organisation des épreuves certificatives dans le respect de la gratuité de l’enseignement,  pour soulager les familles et préserver l’équité scolaire ».

Concertation pour une Loi de finances 2026 cohérente sous l’impulsion de la Primature

Dans le même ordre d’idées, la CONEPT/RDC demande de « mettre en place une concertation urgente sous l’impulsion de la Primature, afin d’élaborer une Loi de finances initiale 2026 cohérente, inclusive et porteuse de transformation » ; de « renforcer les capacités institutionnelles des ministères sous-sectoriels avec l’appui du Secrétariat Permanent d’Appui et de Coordination du Secteur de l’Education (SPACE), pour garantir une planification, un suivi budgétaire et un plaidoyer efficace.

Avant de formuler ces recommandations, la CONEPT a salué la circulaire interdisant le renvoi des filles enceintes des établissements scolaires.

« Nous sommes ici pour saluer une décision historique prise par le ministère de l’Education nationale et nouvelle citoyenneté : la circulaire 4265 du 14 juillet 2025 qui interdit l’exclusion des filles enceintes des établissements scolaires et demande leur maintien sans sanction, sans discrimination, ni formalité administrative », s’est réjouie la CONEPT, avant de lancer un appel à l’application effective de cette circulaire sur toute l’étendue du territoire national.

Tolérance zéro face à la stigmatisation

Dans cette optique, la CONEPT exige une diffusion massive de ladite circulaire, une formation des chefs d’établissements, un accompagnement psychosocial et pédagogique des filles concernées et, surtout, la tolérance zéro face à la stigmatisation.

Elle fustige le comportement de certaines écoles qui « conditionnent la remise des bulletins à des paiements divers, parfois illégaux, privant ainsi de nombreux enfants… de leur droit à l’information scolaire et à la poursuite normale de leur parcours éducatif.

« Nous appelons ici le ministère à mettre fin à ces pratiques abusives et à garantir la gratuité totale de l’accès au bulletin, en conformité avec l’esprit de la gratuité de l’enseignement », a insisté la CONEPT.

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