POLITIQUE

Candidature de Juliana Lumumba à l’OIF : l’Honorable Grâce Neema parle d’un tournant diplomatique majeur

En ce 20 mars, Journée internationale de la Francophonie, la République démocratique du Congo a marqué sa présence sur la scène internationale par un acte politique fort, le portage de la candidature de Juliana Lumumba à l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

Une initiative du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, saluée avec clarté et responsabilité par l’Honorable Grâce Neema, Questeure adjointe de l’Assemblée nationale.

Dans une lecture à la fois lucide et engagée, relayée par l’Agence Congolaise de Presse (ACP), l’élue considère cette démarche comme un tournant diplomatique majeur. Elle exprime, au nom d’une vision républicaine, sa reconnaissance au Chef de l’État pour « un choix stratégique qui honore la République et contribue à redorer sa crédibilité auprès des partenaires internationaux ».

Au-delà de l’acte diplomatique, cette candidature s’inscrit, selon elle, dans une dimension plus profonde, « presque charnelle : celle de la défense de notre peuple, de notre intégrité territoriale et du droit de vivre en paix ». Dans un contexte régional marqué par des tensions persistantes et des rivalités d’influence, la RDC affirme ainsi sa volonté de reprendre pleinement sa place dans les espaces de décision internationaux.

Premier pays francophone au monde par sa population, la République démocratique du Congo dispose d’une légitimité incontestable au sein de la Francophonie. Cette candidature vient ainsi corriger des déséquilibres passés et rappeler que le pays entend désormais peser dans les orientations stratégiques de cet espace, après avoir longtemps été confronté à des dynamiques d’influence parfois défavorables.

Profil de Juliana Lumumba

Le profil de Juliana Lumumba renforce la portée de cette démarche. Polyglotte, dotée d’une expérience dans plusieurs institutions et familière des environnements diplomatiques et culturels internationaux, elle présente des atouts solides pour porter la voix de la RDC avec rigueur et crédibilité. Sa candidature conjugue compétence, stature et capacité de représentation.
Elle revêt également une dimension symbolique forte. Le nom Lumumba, indissociable de l’histoire nationale, renvoie à l’héritage du héros Patrice Emery Lumumba. À travers cette candidature, c’est un hommage rendu à sa mémoire, à sa famille et à l’ensemble du peuple congolais, dans ce qu’il incarne de dignité, de souveraineté et de combat pour la justice.

Le choix d’une femme en ce mois de mars, dédié à la promotion des droits des femmes, n’est pas anodin. Il traduit une volonté affirmée de valoriser le leadership féminin et de reconnaître la place des femmes congolaises dans les sphères de décision, tant nationales qu’internationales.

Cette initiative intervient précisément en cette Journée internationale de la Francophonie, célébrée sous le thème : « Génération paix ? La contribution de la jeunesse à un monde plus apaisé ». Un appel à la responsabilité collective auquel la RDC répond en portant une candidature qui incarne à la fois mémoire, compétence et ambition.

À quelques mois du 20ᵉ Sommet de la Francophonie prévu en novembre 2026 à Phnom Penh, au Cambodge, la démarche congolaise s’inscrit dans une dynamique plus large : celle d’un pays qui refuse désormais d’être en retrait et qui entend assumer pleinement son rôle au sein de l’espace francophone.

À travers cette candidature, la République démocratique du Congo ne se contente pas de participer ; elle se positionne. Et, comme le souligne en filigrane l’Honorable Grâce Neema, elle le fait avec une exigence claire : défendre ses intérêts, porter sa voix et contribuer, avec responsabilité, à l’équilibre et à l’avenir de la Francophonie. 

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