
Par Marcel TSHISHIKU
La Cour des Comptes a exprimé, lundi, son intention d’organiser, dans un avenir proche, une formation de renforcement des capacités en intelligence artificielle en faveur de ses magistrats, ainsi que son personnel administratif et technique. La Cour s’est ainsi prononcée à travers son Premier Président, Jimmy Munganga Ngwaka, lors de l’ouverture de l’atelier consacré au renforcement des capacités de ses greffiers ainsi que de son personnel administratif et technique.
Prévue du 7 au 11 septembre 2026, cette activité réunit 27 agents de la Cour des comptes. Elle s’inscrit dans le cadre du partenariat entre la Cour des comptes de la RDC, l’Initiative de développement de l’INTOSAI, le CREFIAF, la NORAD et la Cour des comptes de France, à travers l’Accord de coopération 2026-2028 conclu dans le cadre de l’Initiative régionale africaine pour le renforcement de l’efficacité des institutions supérieures de contrôle (ARISE).
L’objectif est de renforcer les compétences des agents, d’améliorer les méthodes de travail et de contribuer à une meilleure efficacité du fonctionnement de la juridiction financière.
Importance du Greffe
Cité par Actu30.cd, Munganga Ngwaka, a insisté sur l’importance du Greffe dans le fonctionnement de l’Institution.
Il a rejeté l’idée selon laquelle le Greffe serait un simple service administratif chargé de conserver les dossiers. À l’en croire, ce service constitue un maillon essentiel de la chaîne juridictionnelle, notamment dans la réception, l’enregistrement, la conservation et la circulation des actes et dossiers.
« Le Greffe ne doit pas être considéré comme un simple service administratif chargé de conserver les dossiers. Il constitue un véritable maillon de la chaîne juridictionnelle », a souligné le Premier Président.
Le suivi des procédures et des délais, l’authentification des actes juridictionnels et la préservation de la mémoire institutionnelle figurent également parmi les responsabilités importantes du Greffe.
Pour le Premier Président, la qualité du travail accompli par les greffiers a une incidence directe sur la régularité, la célérité et la sécurité juridique des procédures devant la Cour. Le renforcement de leurs capacités constitue donc un levier important pour améliorer la crédibilité et l’efficacité de l’Institution.
Les participants ont déjà bénéficié d’une formation consacrée aux connaissances générales de leur fonction ainsi que d’un stage d’immersion à la Cour des comptes du Sénégal.
La présence d’un expert de la Cour des comptes de France permet, pour cette nouvelle étape, de mettre à la disposition des participants des expériences et pratiques développées dans d’autres juridictions financières.
« Les expériences partagées devront être confrontées au cadre juridique, à l’organisation et aux réalités de la République démocratique du Congo », a expliqué le Premier Président. La Cour des comptes entend également renforcer sa transformation



