Réforme constitutionnelle : l’AB-50 de Julien Paluku Kahongya dépose ses propositions à l’Union sacrée

L’Alliance Bloc 50 (AB-50), regroupement politique dont l’autorité morale est Julien Paluku Kahongya, a déposé ce jeudi 11 juin 2026, au Secrétariat permanent de l’Union sacrée de la Nation, ses propositions relatives à la réforme constitutionnelle.
Présentée comme une contribution au débat national sur l’avenir des institutions, cette démarche se veut une réponse aux différentes ruptures constitutionnelles qu’a connues le pays au cours de son histoire. Ce regroupement affirme privilégier une réflexion axée sur la gouvernance, la stabilité institutionnelle et le développement du pays.
Parmi les principales innovations proposées figure l’instauration d’une architecture institutionnelle reposant sur trois niveaux de pouvoir : le niveau national, le niveau provincial et le territoire. Ce dernier serait érigé en entité de coordination du développement et doté de la personnalité juridique. L’AB-50 recommande également de faire de la planification un domaine de la loi afin d’assurer la continuité de l’action publique et d’éviter les ruptures dans l’exécution des politiques de développement.
Ce regroupement politique propose par ailleurs l’élection des gouverneurs de province au suffrage universel direct afin de renforcer leur légitimité populaire. Sur le plan financier, il suggère une rationalisation de la décentralisation à travers des mécanismes permettant de soutenir davantage les provinces confrontées à des difficultés économiques ou sécuritaires.
Dans le domaine judiciaire, l’Alliance Bloc 50 préconise notamment la création de chambres d’appel au sein de la Cour constitutionnelle, afin de renforcer les garanties offertes aux justiciables.
Pour Julien Paluku Kahongya, les populations des provinces touchées par les conflits armés ne doivent pas être instrumentalisées dans le débat sur les réformes institutionnelles. Il estime que ces réflexions visent avant tout à renforcer l’unité nationale et à jeter les bases d’un État plus efficace, capable de répondre aux défis du développement.
Réagissant à cette initiative, le secrétaire permanent de l’Union sacrée de la Nation, André Mbata, a salué la pertinence des propositions soumises. Selon lui, ces contributions pourraient nourrir utilement les réflexions engagées sur l’évolution des institutions de la République et la consolidation de la gouvernance publique.



