
Par Marcel Tshishiku
Le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a décoré le célèbre chanteur congolais Fally Ipupa Nsimba, Chevalier dans l’Ordre national du Léopard, après sa double prestation au mythique stade de France. Fally Ipupa est à cet effet devenu le premier artiste africain francophone évoluant en Afrique à se produire dans ce stade.
Le Chef de l’État a tenu à préciser que cette décoration ne distingue pas seulement un artiste, mais elle honore un parcours, une discipline, une constance, une œuvre, une voix, une présence scénique et une capacité rare à faire voyager l’âme congolaise au-delà des frontières géographiques.
« À travers votre musique, c’est une part du Congo qui circule, qui séduit, qui rassemble et qui dialogue avec le monde », a reconnu le Président Félix Tshisekedi.
Un hommage à la musique congolais
Mais, cette célébration a également pris les allures d’un hommage à toute une tradition musicale. En honorant Fally Ipupa, le Président Tshisekedi a tenu à rappeler que chaque succès contemporain s’inscrit dans l’héritage d’une longue lignée de créateurs qui ont façonné la renommée mondiale de la rumba et de la musique congolaise. Les noms ont résonné comme une mélodie patrimoniale : Papa Wemba, icône intemporelle dont la mémoire demeure vivace dix ans après sa disparition, Evoloko Jocker, Jossart N’Yoka Longo et l’aventure Zaïko Langa Langa ; Koffi Olomide, Werrason, JB Mpiana, Ferré Gola et tant d’autres bâtisseurs de rêves et de rythmes.
Pour Fally Ipupa, cette décoration marque sans doute un sommet. Pour la musique congolaise, elle sonne comme une confirmation : le Congo continue de faire danser le monde, et ses artistes demeurent parmi ses plus puissants ambassadeurs.
Entre prestige républicain et consécration artistique, Kinshasa a offert à Fally Ipupa un accueil à la hauteur de son exploit. Une rencontre entre la République et la musique, entre l’honneur national et le pouvoir universel de l’art.



