Nord-Kivu: OCHA dénonce plus de 1,27 million de déplacés internes au premier trimestre 2026
Plus de 1,27 million de déplacés internes ont été enregistrés au cours du premier trimestre 2026 dans la province du Nord-Kivu, selon un rapport du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA) relayé vendredi 24 avril par Radio Okapi.
Selon cette agence onusienne, cette situation est principalement due à la dégradation de la situation sécuritaire dans plusieurs territoires de la province, en proie aux attaques de groupes rebelles et de milices armées.
Le rapport précise que les affrontements entre les rebelles de l’AFC/M23 et des groupes armés alliés aux FARDC ont fortement aggravé la crise humanitaire au cours des trois derniers mois, en particulier dans la partie sud du Nord-Kivu.
OCHA signale que plusieurs localités de la chefferie de Bwito, dans le territoire de Rutshuru, ont été complètement vidées de leurs habitants. Le document mentionne également les axes Kalembe–Mpety et Kibua–Kashebere, ainsi que les groupements Buabo, Nyamaboko I, Nyamaboko II et Ufamando II, situés entre les territoires de Masisi et de Walikale, comme ayant subi de plein fouet les conséquences des combats.
Presque tout au long du mois de mars, ces zones ont été le théâtre de violents affrontements, contraignant près de 40 000 personnes à fuir leurs habitations pour se réfugier dans des zones jugées plus sûres.
Selon OCHA, ces nouveaux déplacements viennent s’ajouter aux vagues antérieures enregistrées dans quatre territoires de la province, portant le nombre total de déplacés internes à plus d’un million 270 mille personnes à l’échelle du Nord-Kivu.
Malgré les défis liés à l’insécurité persistante et aux contraintes d’accès humanitaire, les acteurs humanitaires ont néanmoins pu fournir une assistance alimentaire et des biens essentiels à plus de 98 600 personnes au cours du mois de mars, principalement dans les territoires de Masisi et de Lubero.


