SANTE

Ebola en RDC : le Professeur Jean-Jacques Muyembe promet de vaincre l’épidémie

« Nous saurons exactement quelle est l’ampleur du problème. Mais, pour le moment, c’est simplement la panique, parce qu’on dit que c’est une souche nouvelle. En fait, elle n’est pas si nouvelle que cela. Ce n’est pas la souche la plus meurtrière », a affirmé lundi le directeur de l’Institut national de recherche biomédicale (INRB) de Kinshasa, lors d’une interview sur une chaîne de radio internationale relayée par l’Agence France Presse (AFP).

L’expert RD congolais, a appelé les organismes internationaux à mettre un peu d’eau dans leur vin, se calmer et attendre que les premières investigations sur la 17ème épidémie d’Ebola, déclarée en Ituri, au Nord-Est de  la République Démocratique du Congo(RDC) révèlent exactement quand cette maladie a commencé, combien de cas et quels sont les contacts.

« Franchement, pour le moment, personne ne peut donner un chiffre. Personne n’a la maîtrise des chiffres. On ne peut pas dire combien de cas il y a, combien de contacts, combien de décédés d’Ebola. Ils sont en train de travailler. Maintenant, on va faire la liste linéaire de tous les cas suspects et tracer s’il y a des liens entre ces cas », a ajouté le Professeur Dr Jean-Jacques Muyembe.

Aucun cas positif confirmé à Kinshasa

Abordant le point sur un probable cas positif d’Ebola à Kinshasa, cette figure mondiale de la virologie a confirmé l’absence de la maladie dans la capitale RD congolaise.

« Pour les cas qui étaient venus de Bunia, c’était un cas qui était parti à l’enterrement de son père décédé à Bunia. Puis, quand il est revenu, quand on a commencé à parler de cette épidémie, il est venu se présenter spontanément à l’INRB pour faire le test. Mais, le test est négatif. Pour le moment, il est gardé en surveillance », a précisé Jean-Jacques Muyembe.

Concernant la gestion de l’épidémie dans une zone contrôlée par la rébellion, le Dr Muyembe a fait savoir que sur le terrain, on parvient toujours à s’entendre, à trouver des solutions pour que le travail puisse se faire dans les meilleures conditions possibles.

« Je crois que le ministre va donner des instructions pour que l’on utilise le personnel local. Au lieu de prendre des personnels de Kinshasa, la logistique serait très compliquée, il vaut peut-être mieux utiliser le personnel local pour avoir la confiance de la population », a dit ce virologue.

L’épidémie à virus Ebola, rappelle-t-on, a été déclarée par le ministre de la Santé publique, hygiène et prévoyance sociale le 15 mai dernier avant qu’il effectue un voyage dans la zone touchée.

Faire preuve de responsabilité et de vigilance

Même son de cloche de la part de l’Institut national de santé publique (INSP) qui, consulté dimanche, a informé l’opinion publique qu’aucun cas confirmé de la maladie à virus Ebola (MVE) n’a été enregistré à Kinshasa à ce jour contrairement aux informations relayées sur les réseaux sociaux et dans certains canaux de communication.

L’INSP a, à cet effet, invité la population à se référer exclusivement aux communications officielles émanant du ministère de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale ainsi que de son institut pour toute information fiable et vérifiée.

L’INSP appelle également chacun à faire preuve de responsabilité et de vigilance, en évitant la diffusion de fausses informations susceptibles de créer la psychose et la panique au sein des communautés.

Les équipes techniques restent pleinement mobilisées et poursuivent la surveillance épidémiologique sur l’ensemble du territoire national afin d’assurer une réponse rapide, coordonnée et efficace face à toute alerte sanitaire.

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